L’habitat adapté des gens du voyage

De janvier 2016 à janvier 2017, le Léris a réalisé une étude nationale sur l’habitat adapté des gens du voyage, étude commandée par la délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement – Dihal.

Dans un contexte marqué par des avancées lentes et inégales sur les territoires, l’étude relative à l’habitat adapté des gens du voyage devait permettre « de disposer au niveau national de connaissances sur la diversité des situations et des besoins des gens du voyage en s’appuyant sur la pluralité des réponses existantes et sur
l’appréciation locale des besoins pour proposer les évolutions nécessaires tant en termes d’outils opérationnels que réglementaires.
Elle avait ainsi pour objectifs :
• l’analyse et la synthèse des situations et des besoins en matière d’habitat sur la
base d’investigations auprès de trois régions,
• la définition des conditions nécessaires à une évolution des réponses proposées,
• une visée opérationnelle par la production de recommandations.
Il s’agissait de :
• dresser un état des lieux, dispositifs et outils existants sur les territoires des régions
étudiées (Alsace, Aquitaine, Languedoc-Roussillon),
• établir le constat partagé des bonnes pratiques, de leurs convergences mais
aussi des difficultés rencontrées, des freins qui perdurent, etc,
• apprécier les besoins des gens du voyage en matière d’accès au logement au
regard des solutions existantes et l’adéquation entre les deux,
• proposer les adaptations possibles des solutions existantes et de nouvelles solutions ,
• définir les conditions nécessaires à la réalisation de ces dernières ».

Cette étude a mobilisé plus de 130 personnes intervenant sur cette thématique dans différents services ou associations dans les trois régions choisies.

Pour mener ce travail le Léris a développé différents outils d’analyse, notamment un outil d’évaluation des territoires sur ces questions sur 5 thématiques : gouvernance et politique d’habitat, technicité, travail des marges, présence et implication d’acteurs associatifs, historique et rapport au lieu et contexte territorial en lien avec l’habitat.

Cette étude a donné  lieu a un rapport consultable sur le site de la DIHAL : http://www.gouvernement.fr/publications-documents-de-la-dihal

La Solidarité alimentaire de proximité : un vecteur d’émancipation ?

Le circuit-court, en tant que modalité de mise en lien des différents acteurs de la chaine alimentaire, peut constituer un outil d’émancipation individuelle et collective.

En cherchant à dépasser les discours injonctifs visant une certaine sanitarisation des pratiques des ménages (notamment les plus modestes alors que l’on sait que l’alimentation est une réelle variable d’ajustement budgétaire), ce projet vise à placer les familles et les agriculteurs au cœur du processus d’aide alimentaire pour interroger collectivement la solidarité alimentaire, les modes de production et d’approvisionnement, la qualité des produits, la consommation de fruits et légumes, les pratiques culinaires ou encore le soutien à la production agricole locale. En travaillant la question de l’alimentation, le projet aborde un sujet qui concerne directement les personnes, un sujet à propos duquel elles se sentent « en capacité », ce, afin de permettre une large participation. Continue reading

La jeunesse toulousaine : état des lieux

En 2012, la ville de Toulouse s’est engagé dans une démarche visant, au-delà d’un état des lieux sur la jeunesse de son territoire, à l’élaboration d’une nouvelle politique jeunesse.

Le Léris a accompagné ce travail qui s’est réalisé en trois étapes :

  • la constitution d’un corpus de connaissances socio démographiques pour définir des typologies et des profils des jeunes toulousains en 2012, pour avoir une meilleure compréhension des conditions de vie juvéniles locales
  • l’analyse des actions municipales et/ou commanditées par la Ville en direction des jeunes
  • l’élaboration de préconisation et des axes d’un projet en vue de l’élaboration d’une nouvelle politique jeunesse.

Ce travail a conduit a porter un regard particulier sur les adolescents en proposant aux différents intervenants sur cette tranche d’âge de réfléchir et d’identifier les représentations limitant les interventions à leur égard.

L’ensemble a été mis en regard de la situation de villes comparables afin de mieux situer le système d’action local en direction des jeunes de Toulouse et d’en tirer quelques pistes d’évolution pertinentes qui se sont organisés autour des axes suivants :

L’ensemble de ce travail a donné lieu à un rapport riche en perspectives qui a fait l’objet d’un débat au sein de la commission jeunesse.